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# Mrs Nobody.

Combien de temps... Combien de temps encore ? Des années, des jours, des heures combien ? Quand j'y pense mon c½ur bat si fort... Mon pays c'est la vie. Combien de temps... Combien...
Je l'aime tant, le temps qui reste... Je veux rire, courir, parler, pleurer, et voir, et croire et boire, danser, crier, manger, nager, bondir, désobéir ! J'ai pas fini, j'ai pas fini ! Voler, chanter, parti, repartir, souffrir, aimer . Je l'aime tant le temps qui reste
Je ne sais plus où je suis né, ni quand. Je sais qu'il n'y a pas longtemps... Et que mon pays c'est la vie. Je sais aussi que mon père disait: Le temps c'est comme ton pain... Garde-en pour demain...
J'ai encore du pain, j'ai encore du temps, mais combien? Je veux jouer encore... Je veux rire des montagnes de rires, je veux pleurer des torrents de larmes, je veux boire des bateaux entiers de vin de Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans. J'ai pas fini, j'ai pas fini ! Je veux chanter ! Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix... Je l'aime tant le temps qui reste...
Combien de temps... Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien? Je veux des histoires, des voyages...J'ai tant de gens à voir, tant d'images... Des enfants, des femmes, des grands hommes, des petits hommes, des marrants, des tristes, des très intelligents et des cons. C'est drôle, les cons, ça repose, C'est comme le feuillage au milieu des roses...
Combien de temps... Combien de temps encore? Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour... Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore... Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul... Quand le temps s'arrêtera, je t'aimerai encore. Je ne sais pas où, je ne sais pas comment, mais je t'aimerai encore...
D'accord?
kcvwjsfhgfih

# Online seit Dienstag, 01. September, 2009 um 11:05

Geändert am Samstag, 12. September, 2009 um 18:14

L'Éternelle Chanson - Rosemonde Gérard (1871-1953) (femme d'Edmond Rostand).


Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encor de jeunes amoureux ;
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.

Nous nous regarderons assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant souvent par un baiser.

Combien de fois jadis j'ai pu dire : “Je t'aime !”
Alors avec grand soin nous le recompterons :
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.

Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose se poser,
Quand sur notre vieux banc, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave et plus serein.

Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent ;
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens :
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.

C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur :
Retenir, s'il se peut, l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.

J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours :
Je serai riche alors d'une richesse rare :
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !

Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.

Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.

Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
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# Online seit Sonntag, 04. Oktober, 2009 um 16:06